Les conflits salariaux se multiplient29 mai 2008 | Par Bénédicte Haubold lu 285 fois ![]() Le 15 mai dernier, les syndicats appelaient à une grève chez Cap Gemini. Au cœur des revendications : le niveau des salaires. Aujourd’hui chez Cap Gemini, comme en février dernier chez L’Oréal, ces conflits salariaux présentent un caractère inhabituel :
Des entreprises et de secteurs peu habitués à ces mouvements Les grèves ont été peu suivies dans les faits, mais l’évènement est suffisamment rare pour être noté. De plus, il est possible que certains collaborateurs partagent les revendications exprimées sans pouvoir le montrer ouvertement. Ces conflits révèlent une évolution dans le type de « tensions » humaines observé dans les entreprises • Sur le rapport au salaire. Les entreprises touchées entretiennent un rapport à la performance, et demandent souvent de tendre au « toujours plus, toujours mieux ». Ces conflits sont-ils le signe que le rapport psychique contribution / rétribution est désormais vécu comme déséquilibré ? • Sur l’image de l’entreprise. Les mouvements de grève touchent des entreprises qui – dans leur domaine – dégagent une image de marque très forte, censée être attractive pour les salariés : ces grèves signifient-elles que la « reconnaissance sociale » obtenue en travaillant dans l’entreprise ne suffit plus à justifier l’effort de travail fourni ? Y a-t-il rupture d’adhésion entre les collaborateurs et leur entreprise ? • Sur le style de management. Parmi les revendications revient l’idée d’un retour à un système managérial et organisationnel « à l’ancienne « : moins de rémunérations individuelles et davantage de « collectif ». A contre courant des tendances actuellement observées dans de nombreuses entreprises : un accent mis sur les contributions individuelles à la performance, et des collectifs qui se sentent fragilisés. Les directions des entreprises concernées ont-elles pris la mesure de ces malaises ? Il serait intéressant de consulter leur « document unique » sur les risques psychosociaux pour s’en assurer… Bénédicte Haubold, fondatrice d’Artélie Conseil
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