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Bac, fac, grande école, le nouveau CV du plombierLeMonde.fr | Par Frédéric Potet | 16 février 2009 lu 609 fois Au centre de formation des apprentis (CFA) de Quimper, un jeune homme de 23 ans fraîchement émoulu de l’Ecole polytechnique prépare actuellement un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) de plomberie. Inutile de lire cette phrase une seconde fois : aucune information erronée n’y figure. L’apprenti en question se prénomme Eloi et fait partie d’une classe aménagée comprenant une dizaine de jeunes gens ayant en commun d’avoir commencé – et fini pour la plupart – des études supérieures. Etonnant casting que celui-ci, où se coudoient des titulaires de maîtrises, de licences, de DUT et autres BTS. Leur moyenne d’âge tourne autour de 24 ans ; elle est largement supérieure à celle des élèves qui fréquentent habituellement les CFA après la troisième. Que diable viennent faire ici ces têtes bien faites tout droit sorties de l’université ? Apprendre un métier tout simplement. Un métier qu’ils pourront exercer immédiatement après leur apprentissage, sans craindre de passer par la case chômage. Un métier grâce auquel ils pourront également devenir rapidement leur propre patron, voire des créateurs d’entreprise. Un « beau métier » enfin – comme le chantait Pierre Perret dans les années 1970 – dont l’image a considérablement changé en quelques années. A l’heure du Grenelle de l’environnement et de l’engouement pour les énergies renouvelables, le plombier n’est plus cet ouvrier bourru tout juste bon à déboucher des toilettes ou ramper dans des vides sanitaires (même s’il faut encore y passer). Il est aussi un installateur de pompes à chaleur, de panneaux solaires, de chaudières à condensation, de poêles à bois… |

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