Parce qu’ils travaillent dans des secteurs particulièrement touchés par la crise financière, comme l’immobilier et l’industrie, les hommes sont plus touchés que les femmes par la hausse actuelle du chômage aux Etats-Unis.
La crise brouille les cartes. Les femmes américaines, généralement plus affectées par le chômage que les hommes car moins recherchées par les recruteurs, sont aujourd’hui moins touchées par la crise financière que leurs congénères masculins. Après quatre mois catastrophiques, la première économie mondiale a détruit encore 663.000 emplois en mars, ce qui a fait bondir le chômage de 0,4 point par rapport à février, à 8,5%, son plus haut niveau depuis novembre 1983. Mais tous ne sont pas égaux face à la crise. Ainsi, les statistiques du département du Travail révèlent que la contraction de l’économie affecte tout particulièrement les hommes, dont le taux de chômage atteint les 8,8%, contre 7% pour les femmes.